Pendant un cancer, qui prend soin de nos émotions ? | Le témoignage de Julie
Catégories : Bien-être

Pendant un cancer, on prend soin de notre corps… mais qui prend soin de nos émotions ?

                          

Quand on nous annonce un cancer, tout va très très vite.

Du jour au lendemain, notre agenda se remplit de rendez-vous médicaux. On découvre un vocabulaire qu'on ne connaissait pas la veille. Chimiothérapie, radiothérapie, protocole, prise de sang, IRM, scanner, PetScan… Notre quotidien change complètement brutalement.

Très vite, notre corps devient le centre d’absolument toutes les attentions.

On surveille nos analyses. On compte les globules blancs. On apprend à gérer les effets secondaires des traitements. On essaie de manger malgré les nausées. On hydrate sa peau. On protège ses ongles. On anticipe la chute des cheveux.

Et tout cela est frangement essentiel.

Mais avec le recul, je me rends compte qu'il y avait une autre partie de moi qui avait aussi besoin qu'on prenne soin d'elle.

Coucou « mes émotions".

Et celles-là, je ne savais absolument pas quoi en faire…

Le plus difficile n'était pas toujours ce que l'on voyait

                        


Quand j'ai créé Les Franjynes, beaucoup de personnes ont pensé que mon combat concernait uniquement les cheveux.

Évidemment, perdre ses cheveux est une épreuve immense.

Je l'ai vécu.

Je sais ce que l'on ressent la première fois qu'une poignée de cheveux reste dans la main.

Je sais ce que cela fait de ne plus reconnaître son reflet dans le miroir.

Je sais ce que cela fait d'avoir l'impression que la maladie devient visible aux yeux de tout le monde.

C'est d'ailleurs pour cette raison que Les Franjynes existent aujourd'hui.

Parce que retrouver un peu de soi dans le miroir peut parfois nous aider à retrouver un peu de force pour affronter le reste.

Mais les cheveux ne sont finalement que la partie visible de l'iceberg.

Car ce que personne ne voit, ce sont toutes ces émotions qui nous traversent.

La peur. L’injustice. La colère. La tristesse. La culpabilité. L’épuisement. Le découragement.

Et parfois même... l'envie de faire semblant que tout va bien pour ne pas inquiéter les autres.

Le fameux « Ça va ? »

                    

Pendant mes traitements, on me posait souvent cette question.

« Ça va ? »

Et bien souvent, je répondais :

« Oui, ça va. »

Parce que je n'avais pas envie que mes proches souffrent davantage. Parce que je ne voulais pas être réduite à ma maladie. Parce que je voulais me persuader moi-même que j'allais tenir. Envers et contre tout !

Mais la vérité, c'est qu'il y avait des jours où je n'allais pas bien du tout.

Et sachez que c'est normal !

Aujourd'hui encore, lorsque j'échange avec les femmes qui contactent Les Franjynes, je retrouve exactement les mêmes mots.

« J'ai peur. »

« Je ne me reconnais plus. »

« J'essaie d'être forte pour mes enfants. »

« Je culpabilise de craquer. »

Comme si nous nous imposions d'être courageuses vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Pourtant, personne ne peut porter un tel poids sans vaciller.

J'aurais aimé que l'on me dise que toutes mes émotions avaient le droit d’exister

                         

Avec le recul, je crois que ce qui m'a le plus manqué, ce n'était pas un conseil de plus.

C'était que quelqu'un m'autorise à ressentir tout ce que je ressentais.

Sans me juger. Sans essayer immédiatement de me rassurer. Sans me dire que « tout ira bien ».

Parce que parfois, on n'a pas besoin qu'on nous enlève notre peur. On a juste besoin qu'on reconnaisse qu'elle est là. Et qu'elle est légitime.

Parmi les petites choses qui m'ont aidée pendant les traitements…

                          


Pendant mon cancer, j'ai testé énormément de choses. (toujours avec l’accord au préalable de mon oncologue) Certaines m'ont aidée. D'autres pas.

Quand on traverse une épreuve comme celle-là, on est souvent à la recherche de tout ce qui peut nous permettre de vivre un peu mieux le quotidien. Non pas pour guérir… ça, c'est le rôle de notre équipe médicale, mais simplement pour traverser cette période avec un peu plus de sérénité.

C'est à cette époque que j'ai découvert les Fleurs de Bach® Original.

Je me souviens particulièrement du spray buccal RESCUE®. Je l'avais toujours dans mon sac (en vrai je l’ai toujours actuellement ;) . Je le trouvais pratique, discret et facile à emporter partout avec moi. Il m'accompagnait dans ces moments où je sentais l'angoisse monter, avant un examen, un rendez-vous médical ou tout simplement lorsque les émotions devenaient un peu trop envahissantes.

Bien sûr, chacun vit les traitements différemment et ce qui m'a aidée ne sera pas forcément ce qui conviendra à quelqu'un d'autre. C'est simplement une expérience personnelle que je partage aujourd'hui.

Des années plus tard, lorsque Fleurs de Bach® Original m'a proposé de refaire un bilan émotionnel, j'ai trouvé la démarche très intéressante. Cette fois, je n'étais plus la jeune femme de 27 ans en pleine chimiothérapie. J'étais dans l’après cancer, devenue cheffe d'entreprise, maman, avec d'autres responsabilités… mais finalement, toujours avec des émotions à accueillir.

Mon bilan m'a orientée vers les fleurs Oak, Mimulus et Crab Apple.

                       

En lisant leur signification, j'ai souri.

Oak, parce que j'ai toujours eu tendance à avancer coûte que coûte, même quand je suis fatiguée.

Mimulus, parce qu'il m'arrive encore d'avoir des peurs très concrètes, même si elles ne se voient pas forcément.

Et Crab Apple, parce que je crois que lorsqu'on a connu un cancer, notre rapport au corps et à notre image reste une histoire qui continue de s'écrire bien après les traitements.

Ce bilan ne m'a pas apporté de réponses toutes faites.

En revanche, il m'a offert quelque chose de précieux : un moment pour m'arrêter, écouter ce que je ressentais et mettre des mots sur des émotions que j'avais parfois tendance à mettre de côté.

Si cette approche vous parle, sachez simplement que si vous êtes actuellement en traitement, il est toujours préférable d'en discuter avec votre oncologue ou votre équipe soignante avant d'utiliser un produit complémentaire, même lorsqu'il est naturel. Ils sont les mieux placés pour vous conseiller en fonction de votre situation.

Pendant un cancer, il ne faut pas oublier de prendre soin de son cœur

                         


Aujourd'hui, avec Les Franjynes, j'ai la chance d'échanger chaque semaine avec des femmes extraordinaires. Certaines viennent tout juste d'apprendre leur diagnostic. D'autres sont en pleine chimiothérapie. Certaines ont déjà perdu leurs cheveux. D'autres redoutent encore ce moment.

À chacune d'elles, j'aimerais dire la même chose : Prenez soin de votre corps. Écoutez votre équipe médicale. Acceptez l'aide de vos proches.

Mais n'oubliez pas non plus de prendre soin de votre monde intérieur.

Que ce soit en parlant avec un psychologue, ou un psychiatre, en rejoignant un groupe de parole, en écrivant dans un carnet, en méditant, en consultant une socio-esthéticienne, en découvrant les Fleurs de Bach® Original si cette approche vous parle... toutes ces petites choses peuvent parfois nous aider à traverser les journées un peu plus sereinement.

Si vous êtes en cours de traitement, pensez toujours à en parler avec votre oncologue ou votre équipe soignante avant de commencer un nouveau produit, même lorsqu'il s'agit d'une approche complémentaire. Ils connaissent votre situation et pourront vous accompagner au mieux.

NB : Vous avez le droit

Vous avez le droit d'avoir peur. Vous avez le droit d'être en colère. Vous avez le droit de pleurer. Vous avez le droit d'être fatiguée. Vous avez le droit de dire que c'est injuste. Vous avez même le droit de ne pas avoir envie d'être forte, certains jours.

Croyez-moi ! Cela ne fait pas de vous une femme plus faible. Cela fait simplement de vous une femme qui traverse une épreuve immense.

Et si, en lisant ces lignes, vous vous reconnaissez un peu, j'espère simplement que vous retiendrez une chose :

Prenez soin de votre corps. Mais prenez aussi soin de votre cœur.

Les deux méritent frangement toute votre attention.

                          

Questions fréquentes sur cancer, émotions et accompagnement

Pourquoi les émotions sont-elles si intenses pendant un cancer ?

Parce que le cancer bouleverse tout : le corps, les repères, le quotidien, l'image de soi, les projets et parfois même la relation aux autres. Ressentir de la peur, de la colère, de la tristesse ou de l'épuisement n'est pas un manque de courage. C'est une réaction humaine face à une épreuve immense.

Les Fleurs de Bach® Original peuvent-elles remplacer un suivi médical ?

Non. Elles ne remplacent jamais un traitement médical, une chimiothérapie, une radiothérapie, un suivi psychologique ou les conseils de l'équipe soignante. Pendant un cancer, toute approche complémentaire doit être évoquée avec son oncologue ou son équipe médicale.

Comment mieux vivre la perte de cheveux pendant une chimiothérapie ?

Chaque personne vit cette étape différemment. Certaines préfèrent anticiper avec un bonnet chimio, une frange capillaire, une couronne de cheveux ou prothèse capillaire partielle. D'autres ont besoin de temps. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de traverser cette période : il y a celle qui vous aide à vous sentir un peu plus vous-même.

Julie & Les Franjynes